Mais la morale en este louable.
(Il disparaît.)
ACTE PREMIER.
(Avant le lever du rideau, on pressent qu’il va se passer quelque chose de grave et de solennel. En effet, on voit une vaste salle, dans le palais du Roi Dodôn, qui fut jadis maître de tous les steppes de la Russie méridionale. Le conseil royal est en séance. La salle est richement ornée de peintures, de sculptures, de dorures. Le vert, le bleu, le jaune, couleurs favorites des sujets du Roi Dodôn, prédominant, sur des bancs recouverts de brocart, siègent des seigneurs graves et barbas. Au milieu, sur un trône richement orné de plumes de paon, est Dodôn, couronne en tête et vêtu d’un habit d’apparat, jaune. Près de lui sont assis ses deux fils, Aphrôn et Gvidôn. Parmi les conseillers le général Polkan, vieux soldat brutal.)
Le Roi Dodôn
(qui paraît accablé de soucis).
Chers sujets, le cœur troublé,
Je vous ai tous rassemblés
Pour vous apprendre, en personne,
Combien lourde est ma couronne.