Fleury then made a proposal that the Spanish Government should finance a scheme by which an army of 10,000 Swedish mercenaries should be engaged to invade Great Britain. While secret negotiation was going on between the French and Spanish Governments, knowledge of the proposal came to Elizabeth Farnese, Queen of Spain. Elizabeth, fearing that a successful movement for a Stuart restoration would put an end to the war with Great Britain which she strongly favoured, inspired a paragraph in the Amsterdam Gazette, which exploded the design before it could be accomplished.[41]
Driven at last from his hope of using Spain as a catspaw, Fleury informed Balhaldy that his master the King, touched with the zeal of the Scots, would willingly send them all the Irish troops in his service, with the arms, munitions, and the £20,000 asked for to assist the Highlanders.[42]
Balhaldy hurried back to Scotland with this promise and met the Associators in Edinburgh. Although the Jacobite leaders were disappointed that French troops were not to be sent, they gratefully accepted Fleury’s assurances, and in March 1741 they despatched the following letter to the Cardinal, which was carried back to Paris by Balhaldy.
Lettre de quelques Seigneurs écossais au Cardinal de Fleury.[43]
Monseigneur,—Ayant appris de Monsieur le baron de Balhaldies l’heureux succès des représentations que nous l’avions chargé de faire à Votre Eminence sous le bon plaisir de notre souverain légitime, nous nous hâtons de renvoyer ce baron avec les témoignages de notre vive et respectueuse reconnaissance et avec les assurances les plus solennelles, tant de notre part que de la part de ceux qui se sont engagés avec nous à prendre les armes pour secouer le joug de l’usurpation, que nous sommes prêts à remplir fidèlement tout ce qui a été avancé dans le mémoire que my lord Sempill et ledit sieur baron de Balhaldies eurent l’honneur de remettre, signé de leurs mains, entre celles de Votre Eminence au mois de mai dernier.
Les chefs de nos tribus des montagnes dont les noms lui ont été remis en même temps avec le nombre d’hommes que chacun d’eux s’est obligé de fournir,[44] persistent inviolablement dans leurs engagements et nous osons répondre à Votre Eminence qu’il y aura vingt mille hommes sur pied pour le service de notre véritable et unique seigneur, le Roi Jacques Huitième d’Ecosse aussitôt qu’il plaira à S.M.T.C. de nous envoyer des armes et des munitions avec les troupes qui sont nécessaires pour conserver ces armes jusqu’à ce que nous puissions nous assembler.
Ces vingt mille hommes pourront si facilement chasser ou détruire les troupes que le gouvernement présent entretient actuellement dans notre pays et même toutes celles qu’on y pourra faire marcher sur les premières alarmes que nous sommes assurément bien fondés d’espérer qu’avec l’assistance divine et sous les auspices du Roi Très Chrétien les fidèles Ecossais seront en état, non seulement de rétablir en très peu de temps l’autorité de leur Roi Légitime dans tout son royaume d’Ecosse et de l’y affermir contre les efforts des partisans d’Hannover, mais aussi de l’aider puissamment au recouvrement de ces autres Etats, ce qui sera d’autant plus facile que nos voisins de l’Angleterre ne sont pas moins fatigués que nous de la tyrannie odieuse sous laquelle nous gémissons tous également et que nous savons qu’ils sont très bien disposés à s’unir avec nous ou avec quelque puissance que ce soit qui voudra leur donner les recours dont ils out besoin pour se remettre sous un gouvernement légitime et naturel. Nous prenons actuellement des mesures pour agir de concert avec eux.
Quant au secours qui est nécessaire pour l’Ecosse en particulier, nous aurions souhaité que S.M.T.C. eût bien voulu nous accorder des troupes françaises qui eussent renouvelé parmi nous les leçons d’une valeur héroïque et d’une fidélité incorruptible que nos ancêtres ont tant de fois apprises dans la France même; mais puisque V.E. juge à propos de nous envoyer de sujets de notre Roi, nous les recevrons avec joie comme venant de sa part, et nous tâcherons de leur faire sentir le cas que nous faisons et de leur attachement à notre souverain légitime et de l’honneur qu’ils out acquis en marchant si longtemps sur les traces des meilleurs sujets et des plus braves troupes en l’Univers.
Monsieur le baron de Balhaldies connaît si parfaitement notre situation, les opérations que nous avons concertées, et tout ce qui nous regarde, qu’il serait inutile d’entrer ici dans aucun détail. Nous supplions V.E. de vouloir bien l’écouter favorablement et d’être persuadée qu’il aura l’honneur de lui tout rapporter dans la plus exacte vérité.
Si les ministres du gouvernement étaient moins jaloux de nos démarches ou moins vigilants, nous engagerions volontiers tous nos biens pour fournir aux frais de cette expédition; mais nuls contrats n’étant valables, suivant nos usages, sans être inscrits sur les registres publics, il nous est impossible de lever une somme tant soit peu considérable avec le secret qui convient dans les circonstances présentes. C’est uniquement cette considération qui nous empêche de faire un fond pour les dépenses nécessaires, [ce qui serait une preuve ultérieure que nous donnerions avec joie de notre zèle et de la confiance avec laquelle nous nous rangeons sous l’étendard de notre Roi naturel; mais le bien du service nous oblige de nous contenir et] d’avoir recours à la générosité de S.M.T.C. jusqu’à ce que l’on puisse lever les droits royaux dans notre pays d’une manière régulière.