Les Commandements de la Presse.
1.En te fondant tu verseras
Un très gros cautionnement.
2.Les droits du timbre tu pairas
Au fisc quotiediennement.
3.Jamais tu ne censureras
Les actes du gouvernement.
4.Les chambres tu respecteras,
Et les ministres mêmement.
5.De nul citoyen ne diras
Un mot sans son consentement
6.Compte-rendu ne publieras
Parallèle ni autrement.
7.En y manquant tu subiras
L’amende et l’emprissonnement.
8.Chaque amende te mangera
Le tiers du cautionnement.
9.Des droits d’électeur tu sera
Dépossédé par supplément.
10.Le tribunal te suspendra
Pour six mois provisoirement;
11.Et même il te supprimera,
S’il veut, définitivement.
12.Sauf ces réserves, tu pourras
Ecrire et parler librement.

These lines were published in Paris, in 1867, when a new and stringent law considerably curtailed the liberty of the French press. The main idea contained in this epigram is borrowed from Beaumarchais:—

“On me dit que, pendant ma retraite économique, il s’est établi dans Madrid un système de liberté sur la vente des productions, qui s’étend meme à celles de la presse; et que, pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’Opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l’inspection de deux ou trois censeurs.”

Le Mariage de Figaro. Acte. v. Sc. iii.


Byron’s Poetical Commandments.

If ever I should condescend to prose,

I’ll write poetical commandments, which

Shall supersede beyond all doubt all those

That went before; in these I shall enrich