“Un mot maintenant sur le droit à la réciprocité de services.

“Je crois fermement, avec Bastiat, que ‘la véritable et équitable loi des hommes, c’est: Echange librement débattu de service contre service.’

“Si un inventeur me rend service, je lui dois un service équivalent; Dieu me garde d’en disconvenir. Mas de même que je n’exige pas de l’inventeur ses services et ne l’oblige pas à en recevoir de moi, j’entends qu’il n’exige pas les miens et ne m’impose pas les siens. Entre lui et moi, l’échange doit être précédé d’un libre débat amenant le consentement des deux parties. M. Le Hardy de Beaulieu oublie ou supprime la nécessité du libre débat.”

The third, a narrative by my able and ardent Belgian fellow-labourer in this great cause, the Abolition of Patents, M. Vermeire himself, to whose work I refer readers. He will allow me to say I impute it to no deficiency in courtesy on his part that it escaped earlier and due notice. He there gives the Chambers of Commerce of this kingdom credit for opinions which they have not generally embraced up to this hour:—

“M. Eugène Flachat attaque la loi des brevets comme une lépre industrielle. M. Arthur Legrand ne critique pas moins vivement cette législation surannée ainsi que M. Michel Chevalier, que l’on peut considérer, à juste titre, comme le chef des économistes français.

“Quand l’opinion de ces hommes érudits me fut connue je n’hésitai plus et je publiai l’exposé de ma doctrine du Libre travail dans l’Economiste Belge du 28 Mars, 1863.—Plus tard M. Macfie, president de la Chambre de Commerce de Liverpool, fit connaître ses idées sur la matière et le congrès des économistes allemands réuni à Dresde en Septembre, 1863, émit la résolution suivante qui fut adoptée à une forte majorité:

“‘Considérant que les brevets d’invention n’encouragent pas les progrès des inventions et mettent plutôt obstacle à la réalisation de celles-ci.

“‘Considérant, que les brevets d’invention entravent plutôt qu’ils ne favorisent la prompte exploitation des inventions utiles et qu’ils ne sont pas un mode convenable de récompense.

“‘Le congrès a résolu que les brevets d’invention sont nuisibles au développement de la prospérité publique.’

“Cet avis des hommes de la science a été écouté en Allemagne par les hommes de la pratique; car sur les 47 Chambres de Commerce que renferme la Prusse, 31 viennent de se prononcer pour l’abolition des brevets d’invention d’après ce que je viens de lire dans les journaux, au moment même où j’écris ces lignes.—