[11] "Magister Alanus de Auriga. Id est compilam de libro suo." Sidenote in p. [27].
[12] This battle, from which the final loss of Normandy ensued, was fought at Formigny, between Charenton and Bayeux, on the 15th of April 1450. Sir Thomas Kyriell, who was there taken prisoner, was a veteran warrior of Agincourt, and had for some years been lieutenant of Calais. By a writ of privy seal dated the 12th August 1451, Henry VI. granted the sum of 5000 crowns and lent another 5000, out of the bonds due from the duke of Orleans, in order to provide for the ransom of sir Thomas Kyriell. (Rymer, xi. 287.) Sir Thomas was elected a Knight of the Garter at the close of the reign of Henry the Sixth, Feb. 8, 1460-1, and beheaded by the victorious Yorkists on the 18th of the same month.
[13] This passage was an abridgment from one in Le Quadrilogue Invectif of Alain Chartier: which is as follows: "Toutes anciennes escriptures sont plaines de mutations, subversions, et changemens de Royaulmes et des Principaultez. Car comme les enfans naissent et croissent en hommes parfaitz, et puis declinent à vieillesse et à mort; ainsi ont les Seigneuries leur commencement, et leur accroissement, et leur declin. Où est Ninive la grant cité, qui duroit trois journées de chemin? Qu'est devenue Babiloine, qui fut edifiée de matiere artificieuse pour plus durer aux hommes, et maintenant est habitée de serpens? Que dira l'en de Troye la riche et tres renommée? Et de Ylion le chastel sans per, dont les portes furent d'ivoire, et les colonnes d'argent; et maintenant à peine en reste le pié des fondemens, que les haulx buissons forcloent de la veue des hommes? Thebes qui fut fondée de Cadmus le fils de Agenor, et la plus peuplée de dessus la terre pour son temps: en laquelle part pourroit en trouver tant de reliques de son nom, que gens se puissent monstrer nez de sa semence? Lacedemoine, dont les loix vindrent à diverse nations, desquelles encores nous usons, ne peut oncques tant estroictement garder les loix de Licurgus le doicturier, qui furent faictes pour sa perpetuation, que sa vertu ne soit extaincte et aneantie. Athenes fontaine de sapience, et source des haultes doctrines de philosophie, n'est elle pas en subversion, et les ruisseaulx de son escole taris et asseichez? Carthage la batailleresse, qui domptait les elephans à batailler, et qui jadis fut tant redoubtée aux Romains, où a elle tourné sa grant glorie, sinon en la cendre du feu où elle fut arse et embrasée? Mais parlons de Romme, qui fut derreniere en souveraine majesté, et excellente en vertu. Et notons bien la parolle de Lucan, qui dit que de elle mesme par sa pesanteur elle decheut. Car les trops pesans faiz font les plus griefues cheoistes. Par ceste maniere chascune à sa tour et en son ordre se changent, rebaissent, ou soubvertissent les eureuses fortunes, et le bruit des Royaulmes. Ainsi comme la Monarchie du monde et la dignité du Souverain Empire fut jadis translatée des Assiriens aux Persans, des Persans aux Grecz, des Grecz aux Rommains, et des Rommains es mains des François et des Germains."
[14] It was in this sense that the duke of Burgundy was called Charles le Hardi, which was equivalent to the modern le Temeraire, that is, not only Bold, but Rash. We find that the author of L'Arbre des Batailles discusses in his third book, chapter viii., the various causes from which "est ung chevalier bien hardy:" and he asserts them to be many: "Car premierement ung chevalier sera hardy pour avoir et conquerir vaine gloire et l'honneur de ce monde: pour ce seulement quil voit les hardis honnourez et le couhars dishonnourez. Ung autre chevalier sera hardy pour avoir peur de perdre honneur et proffit de son seigneur, et pour peur destre prins sil estoit couhart. La tierce par usaige; car se ung chevalier a grant temps porté le harnois il seulement qui scaurra bien l'usaige prandra ardement in ce quon ne parle contre lun sil faisoit le contraire. Aultre chevalier y a qui est hardy pour ce quil sent son harnois et armeures estre bons et de bonne espreuve. Aultre chevalier y a qui est hardy pour son cappitaine quil scet estre bien sage et bien fortuné. Aultre chevalier y a qui est hardy par droicte fureur, et par droicte coulere hayreuse. Aultre chevalier y a qui est hardy par ignorance: car il est si simple quil ne scet que est vertu de force: mais faite ainsi comme il voit faire au plus avance. Aultre chevalier y a qui est hardy par couvoitise de gaigner richesses et non pour aultre chose. Or saiches maintenant comme en toutes ces hardiesses na vertu si non en cellui qui est hardy de droicte congnoissance et de droit scavoir, et ayt la voulente entendue a vertu et a justice et ferme voulenté d'attendre et de soustenir toute chose deue et possible par la vertu de force. Et te souffise de ceste vertu quant à present."
[15] Jean de Villiers, seigneur de l'Isle Adam et de Villiers le Bel, having joined the party of the duke of Burgundy, was by his influence made Maréchal of France in 1418. He was arrested by the duke of Exeter at Paris in 1420, and released by the duke of Bedford in 1422, at the request of Philip duke of Burgundy. By duke Charles he was highly favoured, made one of the first knights of the order of the Golden Fleece, and captain of Paris when the duke of Bedford left that city in 1430. He was killed during a popular commotion at Bruges in 1437. See his life in Anselme's Histoire Genealogique, 1723, vii. 10.
[16] The account which Monstrelet gives of this insurrection entirely corresponds with that of our author. It is as follows:
"En apres le duc d'Excestre, qui estoit capitaine de Paris, pour certaines causes qui à ce le meurent, feit prendre en icelle ville le seigneur de l'Isle Adam par aucuns de ses Anglois: pour laquelle prinse s'assemblerent jusques a mille hommes ou plus du commun de Paris, pour le rescourre à ceux qui le menoient en la bastille S. Anthoine. Mais tantost ledit duc d'Excestre à tout six vingts combattans, dont il y avoit la plus grand partie archiers, alla frapper en eux et faire tirer les dessusdits archiers au travers desdites communes: pourquoy tant par la cremeur dudict traict, comme par le commandement qu'il leur feit de par le Roy, se retrahirent assez brief en leurs maisons: et ledit seigneur de l'Isle Adam fut (comme dit est) mis prisonnier, et y demoura durant la vie du roy Henry d'Angleterre, lequel l'eust faict mourir, ce n'eust esté la requeste du duc de Bourgongne." (Chroniques de Monstrelet, vol. i. chap. ccxxxviii.)
[17] It is very remarkable how entirely these statements correspond with some passages of Commines, (book iv. chap. xviii.) in which he describes the conduct of tyrannical princes, and the way in which France especially suffered from quartering soldiers. "To the common people they leave little or nothing, though their taxes be greater than they ought to be; nor do they take any care to restrain the licentiousness of their soldiers, who are constantly quartered throughout the country without paying anything, and commit all manner of excesses and insolencies, as everybody knows; for, not contented with the ordinary provisions with which they are supplied, they beat and abuse the poor country people, and force them to bring bread, wine, and other dainties, on purpose for their eating; and if the goodman's wife or daughter happens to be good-looking, his wisest course is to keep her out of their sight. And yet, where money is abundant, it would be no difficult matter to prevent this disorder and confusion, by paying them every two months at furthest, which would obviate the pretence of want of pay, and leave them without excuse, and cause no inconvenience to the prince, because his money is raised punctually every year. I say this in compassion to this kingdom, which certainly is more oppressed and harassed in quartering soldiers than any in all Europe."
[18] This word, or "obeissauntis," which was used in the same sense, may be taken as the original reading of the erasure in p. [73], in the place of "predecessours," which is an alteration for the worse.
[19] Chaucer says of his Franklin—