[Relations] | d[e ce qvi s'est passé] | en [la Novvelle France,] | en [les années 1634 et 1635.] | Enuoyée a[u R. Pere Provincial de] | la Compagni[e de Iesvs en la] | Prouince de F[rance.] | Par le Pere le Ievne de la m[esme] | Compagnie, Superieur de la | Residence de Kebec. | [A cross patté] | En Avignon, | De l'Imprimerie de Iaqves Bramereav, | Imprimeur de sa Sainctetè, de la Ville, & | Vniuersité. Auec permission des Superieurs | M. DC. XXXVI. |

Collation: Title, with verso blank, 1 l.; preface headed "A MESSIEVRS," etc., pp. (8); Le Jeune's Relation of 1634, pp. 1-269; p. 270 blank; Relation of 1635, pp. 271-336; Brébeuf's Huron Relation, pp. 337-392; Perrault's Relation of Cape Breton, pp. 393-400; "Divers Sentimens," pp. 401-416. Sig. a in five, and A-Cc in eights. Sig. O is by mistake printed Oo; pp. 27, 152, 212, 323, and 345 are mispaged 77, 52, 122, 223, and 245, respectively. There is a special preface, as follows, covering eight unnumbered pages:

A Messievrs les Prefect, Assistans, Conseillers, & Confreres
de la grande Congregation de N. Dame erigée au
College d'Auignon sous le tiltre de l'immaculee
Cōception de la Vierge.

MESSIEVRS,

Voicy des Sauuages qui sortent de leurs forests, pour se produire au iour dans la France, & changer d'air & d'humeur dans le plus agreable seiour du monde. Ils [2] viennent de paroistre à la Cour, ou l'on a pris plaisir a voir ces visages d'vn autre monde: le Roy les à veus comme l'vne des conquestes de sa pieté & celuy qui luy a presenté cette Relation à eu le mesme accueil que le courrier qui luy auroit porté les nouuelles d'vne Prouince gaignée. Ce grand Genie de l'Estat venant de forcer l'Heresie dans ses meilleures villes, a fait passer encore son zele au dela des mers, pour y donner la chasse à l'Idolatrie, iusques dans ses forests. Il est vray qu'il a fallu plus de sueur que de sang en vne guerre, d'où l'on ne pretendoit autre auantage que sur des ames, & où l'on ne [3] vouloit rien gaigner que sur des esprits, qui ne sont difficiles a estre vaincus, que parce qu'ils sont trop foibles. Vous verrez des catécumenes, chez qui la premiere disposition pour estre Chrestiens, c'est de deuenir Hommes; & peutestre que vous benirez auec moy les trauaux de ces conquerans de la Croix, que la charité arrache du sein de leur patrie pour changer le Ciel de la Frãce en vn climat qui voit d'autres astres que cettui-cy, & où l'on n'a rien de commun auec nous que les Elemens. Au reste ie vous presente cet ouurage comme vne piece qui est toute acquise à vostre Maistresse, & que i'appends comme [4] vn anatheme voué à cet auguste Oratoire où la Reyne du Ciel voit autour de ses Autels l'vne des plus honorables assemblées qui soient en France. Vous aurez de la consolation à voir des Pays inconnus, qui donnent des seruiteurs à MARIE, & la passion que vous auez pour sa gloire, vous fera prendre vos interests dans les heureux progrez que ces commencemens nous promettent, puisque la creance du Fils est la premiere disposition à l'honneur de la Mere: vous estes les domestiques de l'vn & de l'autre; & voicy des Estrangers qui cherchent de la faueur, & qui esperent que comme MARIE [5] agréera le bon accueil que ses deuots feront aux nouueaux subiets de JESVS aussi IESVS les verra de bon œil, si les deuots de MARIE les luy presentent. Que si nos Canadois à leur abord vous saluent de mauuaise grace, Messieurs, ne vous rebutez pas; ce sont les complimens d'vn peuple qui voit plus souuent des Elans que des hommes, & que nos François appriuoisent à la vie ciuile, sous des cabanes. Ie sçay bien que dans l'estat ou vous les verrez vous ne leur donnerez aucun autre rapport auec nous que celuy de la figure, & que vous iugerez que dans le rang des natures intelligentes, [6] ils composent vne espece nouuelle, entre l'hōme & la beste: & cela mesme à mon iugemēt doit seruir à les faire mieux receuoir, puisque vous lirez sur ces faces mal-faittes les obligatiõs immortelles que vous auez à cette Prouidence qui à contribué autant de perfections differentes pour vous rendre accomplis, qu'elle a laissé de defauts dans les corps, & dans les esprits de nos pauures Sauuages. Peutestre que le commerce qu'ils ont auec nos François leur sera vne leçon ordinaire de cette humanité dont nous tenons eschole ouuerte à toute l'Europe. Qui sçait si ces landes steriles seront vn iour l'vne des [7] belles parties du monde. Pourrions nous bien desauoüer que ces belles Prouinces que nous habitōs maintenant, & où les Nations estrangeres viennent faire l'amour aux Graces, n'ayent esté autrefois la Nouuelle France? & les Peres de ceux qui viennent estudier chez nous l'art de viure auec les hommes, n'ont-ils pas fait passer nos ancestres pour des Barbares? Que si nos Peres ont seulement adoré des Dieux d'or & de marbre, nos Sauuages ne sont pas plus impies, pour estre superstitieux auec moins de despense; & tousiours ils auront cet auantage qu'ils ne perdront pas tant a brusler leurs Idoles. Que si [8] vous agrées (Messieurs) cete offre, ie redoubleray mes vœus & mes prieres pour haster la conuersion de ces peuples afin que ma presse suë plus souuent, & trauaille sur quelque ouurage plus grand ou vous recognoistrez que ie suis.

MESSIEVRS,

Vostre tres-humble & tres obeissant seruiteur.

IAQVES BRAMEREAV.

The Avignon has one peculiarity which we have not seen noted elsewhere. Signature F ends on p. 96 with the catch-word "Pour." In commencing the next sheet, signature G, the printer begins with the word "Pour" found near top of p. 130 of the Paris first issue; from that point, he continues his type-setting, seemingly without discovering that he has omitted the whole of the matter from line 4, p. 125, to line 3, p. 130 of the Paris first edition.

Harrisse's descriptions (nos. 60, 61, and 64) are entirely useless, being in these titles very inaccurate. There are errors and omissions, too, in Sabin, vol. xvi., p. 537, nos. iii. and iv. As the statements of other catalogues and bibliographies are generally based on these, we omit, in this case, to refer to them. Copies of the Paris editions have been sold or priced as follows: Barlow (1889), no. 1274, $25.; O'Callaghan (1882), no. 1215, first edition, $9.; no. 1213, second edition, but called there first, $65.—it had cost him 68 francs; Moore sale, pt. 2 (1894), no. 639, second edition, $10.; Dufossé, of Paris, priced (1891 and 1892) at 150 francs; Harrassowitz, of Leipzig, priced (1882) at 180 marks. Copies of the Paris editions, first or second, may be found in the following libraries: Lenox (2 editions), Harvard, Library of Parliament (Ottawa), Brown (private), British Museum, and Bibliothèque Nationale, Paris.


NOTES TO VOL. VI

(Figures in parentheses, following number of note, refer to pages of English text.)

[1] (p. [35]).—This was the motto of the Society of Jesus; it was a favorite expression with Loyola, and was adopted by him as the rule of his life. It became thus the rule of the Jesuit order, expressing the consecration of the lives of its members "to the greater glory of God."

[2] (p. [35]).—Jean de Lauson (or Lauzon), one of the most influential men in the affairs of Canada during more than thirty years, was born in 1582. In 1627, he was a member of both the state and privy councils; a member of the tribunal known as "requêtes de l'hotel," whose office was to bring petitions of individuals before the royal council; and president of the grand council. In the same year, he was appointed intendant of Richelieu's Company of New France, holding this post for about ten years. He acquired, for both himself and his family, large seigniories; the most important of these was the island of Montreal, which, however, he transferred (Aug. 7, 1640) to Dauversière and his associates, who founded the Montreal colony.