"What return then could I, who am myself advancing towards old age, make her for the many things I owe her? One, for which she would have thanked me—this protest in favour of women and mothers; and I place it at the head of a book believed by some to be a work of controversy. They are wrong. The longer it lives, if it should live, the plainer will it be seen, that, in spite of polemical emotion, it was a work of history, a work of faith, of truth, and of sincerity;—on what, then, could I have set my heart more?"

In a spirit worthy of these feelings, the author contends strongly for the benefits of maternal education on the character of sons. We shall give the passage in the original, as it contains a good deal that is French, and a great deal that is beautiful:—

"Quand on songe que la vie moyenne est si courte, qu'un si grand nombre d'hommes meurent tout jeunes, on hésite d'abréger cette première, cette meilleure époque de la vie, où l'enfant, libre sous la mère, vit dans la grâce et non dans la loi. Mais s'il est vrai, comme je pense, que ce temps qu'on croit perdu est justement l'époque unique, précieuse, irréparable, où, parmi les jeux puérils, le genius sacré essaye son premier essor, la saison où les ailes poussent, où l'aiglon s'essaye à voler ... Ah! de grâce, ne l'abrégez pas. Ne chassez pas avant le temps cet homme nouveau du paradis maternel; encore un jour; demain à la bonne heure, mon Dieu! il sera bien temps; demain, il se courbera au travail, il rampera sur son sillon.... Aujourd'hui laissez-le encore, qu'il prenne largement la force et la vie, qu'il aspire d'un grand cœur l'air vitale de la liberté.

"Une éducation trop exigeante, trop zélée, inquiète, est un danger pour les enfants. On augmente toujours la masse d'étude et de science, les acquisitions extérieures; l'interieur succombe. Celui-ci n'est que latin, tel autre n'est que mathématiques. Où est l'homme, je vous prie? Et c'était l'homme justement qu'aimait et ménageait la mère. C'est lui qu'elle respectait dans les écarts de l'enfant. Elle semblait retirer son action, sa surveillance même, afin qu'il agît, qu'il fût libre et fort. Mais, en même temps, elle l'entourait toujours comme d'un invisible embrassement.

"Il y a un péril, je le sais bien, dans cette éducation de l'amour. Ce que l'amour veut et désire par-dessus tout, c'est de s'immoler, de sacrifier tout—intérêts, convenances, habitudes, la vie, s'il le faut.

"L'objet de cette immolation peut, dans son égoïsme enfantin, recevoir, comme chose due, tous les sacrifices, se laisser traiter en idole, inerte, immobile, et devenir d'autant plus incapable d'action qu'on agira plus pour lui.

"Danger réel, mais balancé par l'ambition ardente du cœur maternel, qui presque toujours place sur l'enfant une espérance infinie, et brûle de la réaliser. Toute mère de quelque valeur a une ferme foi, c'est que son fils doit être un héros—dans l'action ou dans la science, il n'importe. Tout ce qui lui a fait défaut dans sa triste expérience de ce monde, il va, lui, ce petite enfant, le réaliser. Les misères du présent sont rachetées d'avance par ce splendide avenir: tout est misérable aujourd'hui; qu'il grandisse, et tout sera grand. O poésie! O espérance! où sont les limites de la pensée maternelle? Moi, je ne suis qu'une femme; mais voici un homme. J'ai donné un homme au monde. Une seule chose l'embarrasse—l'enfant sera-t-il un Bonaparte, un Voltaire, ou un Newton?

"S'il faut absolument pour cela qu'il la quitte, eh bien! qu'il aille, qu'il s'éloigne, elle y consent; s'il faut qu'elle s'arrache le cœur, elle s'arrachera le cœig;ur. L'amour est capable de tout, et d'immoler l'amour même. Oui, qu'il parte, qu'il suive sa grande destinée, qu'il accomplisse le beau rêve qu'elle fit quand elle le portait dans son sein, ou sur ses genoux. Et alors, chose incroyable, cette femme craintive, qui tout-à-l'heure n'osait le voir marcher seul sans craindre qu'il ne tombât, elle est devenue si brave qu'elle l'envoie dans les carrières; les plus hasardeuses, sur mer, ou bien encore dans cette rude guerre d'Afrique. Elle tremble, elle meurt d'inquiétude, et pourtant elle persiste. Qui peut la soutenir?—sa foi. L'enfant ne peut pas périr puis-qu'il doit être un héros.

"Il revient. Qu'il est changé! Moi! ce fier soldat, c'est mon fils! Parté enfant, il revient homme. Il a hâte de se marier. Voilà un autre sacrifice, et qui n'est pas le moins grand. Il faut qu'il en aime une autre; il faut que la mère, pour qui il est, et sera toujours le premier, n'ait en lui désormais que la seconde place—une place bien petite, hélas! aux moments de passion. Alors elle se cherche et se choisit sa rivale, elle l'aime à cause de lui, elle la pare, elle se met à la suite, et les conduit à l'autel, et tout ce qu'elle y demande, c'est de ne pas être oubliée."

A word now as to the application to our own case of the leading views already suggested. It may be thought that the moral they most clearly inculcate would point to our fellow countrymen in Ireland. But we own we have a different reading of the lesson, and consider that the peculiar perils here described must as yet have been scarcely felt among the priesthood of a peasantry. It is in circles where there is less physical privation and more sentimental excitement, that the evils of spiritual fascination and domestic division are likely to arise.