2. The observation of the gradations of structure, from extreme simplicity to very great complexity, presented by living things, and of the relation of these graduated forms to one another.
3. The observation of the existence of an analogy between the series of gradations presented by the species which compose any great group of animals or plants, and the series of embryonic conditions of the highest members of that group.
4. The observation that large groups of species of widely different habits present the same fundamental plan of structure; and that parts of the same animal or plant, the functions of which are very different, likewise exhibit modifications of a common plan.
5. The observation of the existence of structures, in a rudimentary and apparently useless condition, in one species of a group, which are fully developed and have definite functions in other species of the same group.
6. The observation of the effects of varying conditions in modifying living organisms.
7. The observation of the facts of geographical distribution.
8. The observation of the facts of the geological succession of the forms of life.
1. Notwithstanding the elaborate disguise which fear of the powers that were led Descartes to throw over his real opinions, it is impossible to read the Principes de la philosophie without acquiring the conviction that this great philosopher held that the physical world and all things in it, whether living or not living, have originated by a process of evolution, due to the continuous operation of purely physical causes, out of a primitive relatively formless matter.[29]
The following passage is especially instructive:—
“Et tant s’en faut que je veuille que l’on croie toutes les choses que j’écrirai, que même je prétends en proposer ici quelques-unes que je crois absolument être fausses; à savoir, je ne doute point que le monde n’ait été créé au commencement avec autant de perfection qu’il en a; en sorte que le soleil, la terre, la lune, et les étoiles ont été dès lors; et que la terre n’a pas eu seulement en soi les semences des plantes, mais que les plantes même en ont couvert une partie; et qu’Adam et Ève n’ont pas été créés enfans mais en âge d’hommes parfaits. La religion chrétienne veut que nous le croyons ainsi, et la raison naturelle nous persuade entièrement cette vérité; car si nous considérons la toute puissance de Dieu, nous devons juger que tout ce qu’il a fait a eu dès le commencement toute la perfection qu’il devoit avoir. Mais néanmoins, comme on connoîtroit beaucoup mieux quelle a été la nature d’Adam et celle des arbres de Paradis si on avoit examiné comment les enfants se forment peu à peu dans le ventre de leurs mères et comment les plantes sortent de leurs semences, que si on avoit seulement considéré quels ils ont été quand Dieu les a créés: tout de même, nous ferons mieux entendre quelle est généralement la nature de toutes les choses qui sont au monde si nous pouvons imaginer quelques principes qui soient fort intelligibles et fort simples, desquels nous puissions voir clairement que les astres et la terre et enfin tout ce monde visible auroit pu être produit ainsi que de quelques semences (bien que nous sachions qu’il n’a pas été produit en cette façon) que si nous la décrivions seulement comme il est, ou bien comme nous croyons qu’il a été créé. Et parceque je pense avoir trouvé des principes qui sont tels, je tâcherai ici de les expliquer.”[30]