Springfield Mount, Leeds.


A COUNTESS OF SOUTHAMPTON.

I have just been reading, in the Revue des deux Mondes, an interesting article upon the recently-published Memoirs of Mademoiselle de Kœnigsmark, in which I meet with the following passage:

"Ce fut à Venise que Charles-Jean de Kœnigsmark rencontra la belle Comtesse de Southampton, cette vaillante amoureuse qui, plantant la fortune et famille, le suivit désormais par le monde déguisée en page: romanesque anecdote que la princesse Palatine a consignée dans ses mémoires avec cette brusque rondeur de style qui ne marchande pas les expressions. 'Il doit être assez dans le caractère de quelques dames anglaises de suivre leurs amans. J'ai connu un Comte de Kœnigsmark qu'une dame anglaise avait suivi en habit de page. Elle était avec lui à Chambord, et comme, faute de place, il ne pouvait loger au Château, il avait fait dresser dans la forêt une tente où il logeât. Il me raconta son aventure à la Masse; j'eu la curiosité de voir le soi-disant page. Je n'ai jamais rien vu de plus beau que cette figure: les plus beaux yeux du monde, une bouche charmante, une prodigieuse quantité de cheveux du plus beau brun, qui tombèrent en grosses boucles sur ses épaules. Elle sourit en me voyant, se doutant bien que je savais son secret. Lorsqu'il partit de Chambord pour l'Italie, le Comte Kœnigsmark se trouva dans une auberge, et en sortit le matin pour faire un tour de promenade. L'hotesse de cette maison courut après lui et lui cria: 'Montez vite là-haut, Monsieur, votre page accouche!' Le page accoucha en effet d'une fille: on mit la mère et l'enfant dans un couvent à Paris."

He afterwards went to England, where—

"Les frères, cousins, et petits cousins de lady Southampton l'attendaient, et les duels se mirent à lui pleuvoir dessus. Comme son épée aimait assez à luire au soleil, il la tira volontiers, et avec une chance telle que ses ennemis, ne pouvant le vaincre par le fer, jugèrent à propos d'essayer du poison. Dégouté de perdre son temps à de pareilles misères, &c. &c. Tant que le comte a vecu il en a eu grand soin; mais il mourut en Morée, et le page fidèle ne lui survécut pas long-temps. Elle est morte comme une sainte."

Can you, or any of your correspondents, say who this interesting Countess of Southampton was? She lived at the end of the seventeenth century. In addition to these particulars, which are so nicely told that I would not venture to alter them, as Orsino asks Viola, "What was her history?"

W. R.