J. Macray.

Oxford.

"La Rochefoucauld.

"Pourquoi La Rochefoucauld m'inspire-t-il une répugnance invincible? Pourquoi cette souffrance en le lisant? Ah! le voici, je crois. La morale de La Rochefoucauld c'est la morale Chrétienne, moins, si je puis m'exprimer ainsi, le Christianisme lui-même; c'est tout ce qui peut humilier et abattre le cœur dans la sévère doctrine de l'Evangile, moins ce qui le relève; c'est toutes les illusions détruites sans les espérances qui remplacent les illusions. En un mot, dans le Christianisme La Rochefoucauld n'a pris que le dogme de la chute; il a laissé le dogme de la rédemption. En faisant briller un côté du flambeau, celui qui désenchante l'homme de lui-même, il éclipse l'autre, celui qui montre à l'homme dans le ciel sa force, son appui, et l'espoir d'une régénération. La Rochefoucauld ne croit pas plus à la sainteté qu'à la sagesse, pas plus à Dieu qu'à l'homme. Le pénitent n'est pas moins vain à ses yeux que le philosophe. Partout l'orgueil, partout le moi, sous la haire du Trappiste, comme sous le manteau du cynique.

"La Rochefoucauld n'est Chrétien que pour poursuivre notre pauvre cœur jusque dans ses derniers retranchemens; il n'est Chrétien que pour verser son poison sur nos joies et sur nos rêves les plus chers.... Que reste-t-il donc à l'homme? Pour les âmes fortes, il ne reste rien qu'un froid et intrépide mépris de toutes choses, un sec et stoïque contentement à envisager le néant absolu; pour les autres, le désespoir ou les jouissances brutales du plaisir comme dernière fin de la vie!

"Et voilà ce que je déteste dans La Rochefoucauld! Cet idéal dont j'ai soif, il le détruit partout. Ce bien, ce beau, dont les faibles images me ravissent encore sous la forme imparfaite de nos vertus, de notre science, de notre sagesse humaine, il le réduit à un sec intérêt."—S. De Sacy, Journal des Débats, Janv. 28.


SHROPSHIRE BALLAD.

Your correspondent B. H. C. (Vol. viii., p. 614.) gives, from recollection, a Northamptonshire version of the old "Ballad of Sir Hugh of Lincoln." It reminded me of a similar, though somewhat varied, version which I took down, more than forty years ago, from the lips of a nurse-maid in Shropshire. It may interest the author of The Celt, the Roman, and the Saxon, to know that it was recited in the place of his birth. Its resemblance to the ballad in Percy's Reliques was my inducement to commit it to paper:

It hails, it rains, in Merry-Cock land,

It hails, it rains, both great and small,

And all the little children in Merry-Cock land,

They have need to play at ball.