Ce n'est pas un fantôme éclos sous la feuillée,

Ce n'est pas un morceau de l'ombre du rocher

Qu'on voit là-bas au fond des clairières marcher;

C'est un vivant qui n'est ni stryge ni lémure;

Celui qui marche là, couvert d'une âpre armure,

C'est le grand chevalier d'Alsace, Éviradnus.

Ces hommes qui parlaient, il les a reconnus;

Comme il se reposait dans le hallier, ces bouches

Ont passé, murmurant des paroles farouches,

Et jusqu'à son oreille un mot est arrivé;