Le cèdre qui résiste et le roseau qui ploie,

Et, certes, il est bon qu'une femme parfois

Ait dans sa main les moeurs, les esprits et les lois,

Succède au maître altier, sourie au peuple, et mène,

En lui parlant tout bas, la sombre troupe humaine;

Mais la douce Mahaud, dans ces temps de malheur,

Tient trop le sceptre, hélas! comme on tient une fleur;

Elle est gaie, étourdie, imprudente et peureuse.

Toute une Europe obscure autour d'elle se creuse;

Et, quoiqu'elle ait vingt ans, on a beau la prier,