Les mains pressent la bride et les pieds l'étrier;
Ils sont prêts; chaque heaume est masqué de son crible;
Tous se taisent; pas un ne bouge; c'est terrible.
Les chevaux monstrueux ont la corne au frontail;
Si Satan est berger, c'est là son noir bétail.
Pour en voir de pareils dans l'ombre, il faut qu'on dorme;
Ils sont comme engloutis sous la housse difforme;
Les cavaliers sont froids, calmes, graves, armés,
Effroyables; les poings lugubrement fermés;
Si l'enfer tout à coup ouvrait ces mains fantômes.