Le brave ne croit pas au lâche, les vainqueurs

Sont forts, et le héros est ignorant du fourbe.

Ce qu'osent les tyrans, ce qu'accepte la tourbe,

Il ne le sait; il est hors de ce siècle vil;

N'en étant vu qu'à peine, à peine le voit-il;

N'ayant jamais de ruse, il n'eut jamais de crainte;

Son défaut fut toujours la crédulité sainte,

Et quand il fut vaincu, ce fut par loyauté;

Plus de péril lui fait plus de sécurité.

Comme dans un exil il vit seul dans sa gloire,