Vieillir, sombre déclin! l'homme est triste le soir;

Il sent l'accablement de l'oeuvre finissante.

On dirait par instants que son âme s'absente,

Et va savoir là-haut s'il est temps de partir.

Il n'a pas un remords et pas un repentir;

Après quatre vingts ans son âme est toute blanche;

Parfois, à ce soldat qui s'accoude et se penche,

Quelque vieux mur, croulant lui-même, offre un appui;

Grave, il pense, et tous ceux qui sont auprès de lui

L'aiment; il faut aimer pour jeter sa racine