Joue ignorante où dort le seul baiser qui donne

Aux lèvres la fraîcheur, tous les autres étant

Des flammes, même, hélas! quand le coeur est content.

Isora est sur le lit assise, jambes nues;

Son oeil bleu rêve avec des lueurs ingénues;

L'aïeul rit, doux reflet de l'aube sur le soir!

Et le sein de l'enfant, demi-nu, laisse voir

Ce bouton rose, germe auguste des mamelles;

Et ses beaux petits bras ont des mouvements d'ailes.

Le vétéran lui prend les mains, les réchauffant;