Si c'est quelque affreux monde à la terre étranger,

Si l'on voit des vivants ou des larves manger,

Et si ce qui dans l'ombre indistincte surnage

Est la fin d'un festin ou la fin d'un carnage.

Par moments, le tambour, le cistre, le clairon,

Font ces rages de bruit qui rendaient fou Néron.

Ce tumulte rugit, chante, boit, mange, râle,

Sur un trône est assis Ratbert, content et pâle.

C'est, parmi le butin, les chants, les arcs de fleurs,

Dans un antre de rois un Louvre de voleurs.