IV

O pauvres femmes

De pêcheurs! c'est affreux de se dire: Mes âmes,

Père, amant, frères, fils, tout ce que j'ai de cher,

C'est là, dans ce chaos! mon coeur, mon sang, ma chair!—

Ciel! être en proie aux flots, c'est être en proie aux bêtes.

Oh! songer que l'eau joue avec toutes ces têtes,

Depuis le mousse enfant jusqu'au mari patron,

Et que le vent hagard, soufflant dans son clairon,

Dénoue au-dessus d'eux sa longue et folle tresse