La morte écoute l'ombre avec stupidité.

Car le corps, quand l'esprit radieux l'a quitté,

A l'air de chercher l'âme et de rappeler l'ange;

Il semble qu'on entend ce dialogue étrange

Entre la bouche pâle et l'oeil triste et hagard:

—Qu'as-tu fait de ton souffle?—Et toi, de ton regard?

Hélas! aimez, vivez, cueillez les primevères,

Dansez, riez, brûlez vos coeurs, videz vos verres.

Comme au sombre océan arrive tout ruisseau,

Le sort donne pour but au festin, au berceau,