Tout à l'entour, les flots, ces liquides aciers,
Mêlent leurs tournoiements monstrueux et livides.
Des espaces déserts sous des espaces vides.
O triste mer! sépulcre où tout semble vivant!
Ces deux athlètes faits de furie et de vent,
Le tangage qui brave et le roulis qui fume,
Sans trêve, à chaque instant arrachent quelque éclat
De la quille ou du port dans leur noir pugilat.
Par moments, au zénith un nuage se troue,
Un peu de jour lugubre en tombe, et, sur la proue,