Il monte; dans l'horreur des espaces vermeils,

Il s'oriente, ouvrant ses voiles;

On croirait, dans l'éther où de loin on entend,

Que ce vaisseau puissant et superbe, en chantant,

Part pour une de ces étoiles;

Tant cette nef, rompant tous les terrestres noeuds,

Volante, et franchissant le ciel vertigineux,

Rêve des blêmes Zoroastres,

Comme effrénée au souffle insensé de la nuit,

Se jette, plonge, enfonce et tombe et roule et fuit