Il laboure l'abîme; il ouvre ces sillons

Où croissaient l'ouragan, l'hiver, les tourbillons,

Les sifflements et les huées;

Grâce à lui, la concorde est la gerbe des cieux;

Il va, fécondateur du ciel mystérieux,

Charrue auguste des nuées.

Il fait germer la vie humaine dans ces champs

Où Dieu n'avait encor semé que des couchants

Et moissonné que des aurores;

Il entend, sous son vol qui fend les airs sereins,