“Pour a quoy fournir je veulx que mes maysons de Fontayne-beleau soient vendues, esperant que au surplus le roy m’aydera, comme par mon memoyre je le requiers.
“Je veulx que ma terre de Jespagn demeure a mon cousin de Guise pour une de ses filles, si elle venoit a estre mariée en ces quartiers; je quitteray la moitié des arerages qui me sont deus, ou une partie, a condition que l’autre soit payée, pour estre par mes executeurs employée en aumosne annuelle.
“Pour a quoi mieulx provoir, les papiers seront recherchez et delivrez selon l’affination pour en faire poursuite.
“Je veulx aussi que l’argens que ce retirera de mon procès de secondat, soit distribué comme s’en suit.
“Premier, a la descharge du poiement de mes dettes et mandemens si aprez nommez, qui me seront ja paiez, premier, les deux mille esqus de Courle que je veulx luy estre payez sans nulle contradiction, comme estantz en faveur de mariage sans que nous au aultre luy en puisse rien demander, quelque obligation qu’il en aye d’autant qu’elle n’est que feincte é que l’argent estoit à moy é non emprunté, lequel je ne fis que luy montray, é lé depuis retiré, et me on pris avecque le reste à Chasteley, lequel je lui donne si il le peut recovrer, comme il a esté promis pour payement ces quatre mille franks promis, pour payement ces quatre mille franks promis par mort, et mille pour marier une siene sœur, et m’ayant demandé le reste pour ses despans en prison; quant a l’assignation de pareille somme a nous, elle n’est pas d’obligation, et pour ce a toujours esté mon intention que elle fust la dernière payée et encore en cas qu’il fasse aparoir n’avoir faict contre la condition pour la quelle je les luy avoist donnéz au temoignasge de mes serviteurs.
“Pour la partie de douze cens esquus que il m’a faict alleuer par lui empruntée pour mon service de Beauregard, jusques à six sens esqus et de Gervays trois cents, et le reste je ne sais d’ou, it faut qu’il les repoye de son argent et que j’en soyes quitte é l’assignation cassée, car je n’en ay rien resceu, mais est le fond en ces coffres, si ce n’estoit que ils en soient payez par dela; comme que ce soit; it faut que cett partie me revienne bonne, n’ayant rien receu, et si elle estoit payée je doits avoir recours sur son lieu, é de plus, je veulx que Pasquier compte les deniers que il a despandus é receus par le commandement de nous, par les mains des serviteurs de M. de Chasteauneuf, l’ambassadeur de France.
“Plus, je veulx que mes comptes soyent ouys é mon tresorier payé.
“Plus, que les gages et parties de mes gens tant de l’année passée que de la presente, soyent tous payez avant toute autre choze, tant gages que pensions, parmis les pensions les pensions de Jean et de Courle, jusques a ce que l’on sasche ce qui en doit advenir et ce qu’ils auront meritez de moy pour pensions si ce n’est que la fame de Courle soyt en nécessité, ou luy maltraicté pour moy; des gages de Jean de mesme.
“Je veulx que les deux mille quatre cens franks que j’ay donnais a Jène Kenedi luy soyent payez en argent, comme il estoit porté en son premier don, é quoy fesant la pension de Willi Guillaulme Douglas me reviendra, laquelle je donne a Fontenoy pour ces services é despens non recompansez.
“Je veulx que les quatre mille esqus de ce banquier soyent sollisitez é repayez, duquel j’ay oublié le nom; mais l’evesque de Glascou s’en resoviendra assez; é si l’assignation premiére venoit à manquer, je veulx qu’il leur en soyt donné une sur les premiers deniers de secondat.