LE MAJOR GÉNÉRAL AU ROI D’ESPAGNE.

Nantes, 11 Août, 1808.

Section 5.—Sire, le général Savary ni vos ministres Azanza et Urquijo ne sont arrivés: il parait qu’il y a des rassemblemens à Bilbao d’après les nouvelles que nous recevons. S. M. pense qu’il est important d’y faire marcher le plutôt possible une colonne pour y rétablir l’ordre. V. M. sait que la moitié de Sarragosse était en nôtre pouvoir, et que sous peu on esperait avoir le reste de la ville. Lorsque le général Belliard a donné l’ordre de lever le siège, il eût été à désirer que cet ordre fut conditionnel, comme cela paraissait être l’intention de V. M., ainsi qu’on le voit dans sa correspondance; c’est à dire, que le siège ne fut levé que dans le cas où l’on n’aurait pas cru être maître de la ville avant cinq ou six jours. Cela aurait présenté des circonstances meilleurs; car si le général Verdier évacu en entier la Navarre et l’Arragon, il est à craindre que la Navarre ne s’insurge, et Pampelune ne tarderait pas à être cernée. J’ai mandé à V. M. que déjà des corps entiers de la grande armée sont en mouvement pour se rendre en poste en Espagne. Les dispositions les plus vigoureuses sont prises de tous côtés, et dans six semaines ou deux mois l’Espagne sera soumise. L’empereur, qui continue à jouir d’une bonne santé, quoiqu’il soit très occupé, part dans une heure pour continuer sa route sur Angers, Tours, et Paris. V. M. doit être persuadée que toutes nos pensées sont sur elle et sur l’armée qu’elle commande.


No. VIII.

LETTER FROM MR. DRUMMOND TO SIR ALEXANDER BALL.

Palermo, July 4th, 1808.

MY DEAR SIR,

His highness the duke of Orleans has applied to me to write to you on a subject about which he appears to be extremely interested. I take it for granted that you are acquainted with all the events which have lately happened in Spain. The duke thinks that the appearance of a member of the house of Bourbon in that country might be acceptable to the Spaniards, and of great service to the common cause. In this I perfectly concur with his highness, and if you be of the same opinion you will probably have no objection to send a ship here to carry his highness to Gibraltar. He himself is exceedingly sanguine. We have letters from London down to the 5th of June. Portugal has followed the example of Spain, and Lisbon is probably now in other hands: an invitation has been sent to sir Charles Cotton.

(Signed) William Drummond.