A Monsieur le maréchal duc d’Istrie, Guarda, le 29 Mars, 1811.

Mon cher Maréchal, vous aurez appris notre arrivée aux frontières du Portugal, l’armée se trouve dans un pays absolument ruiné; et avec toute ma volonté et la patience de l’armée, je crains de n’y pouvoir tenir 8 jours, et je me verrai forcé de rentrer en Espagne.

J’écris à Mr. le Cte. d’Erlon pour qu’il fasse approvisionner Almeyda et Rodrigo; ces deux places n’auraient jamais dû cesser d’avoir pour 3 mois de vivres aux quels ou n’aurait pas dû toucher sous aucun prétexte; et ma surprise est extrême d’apprendre qu’il n’y a que pour 10 jours de vivres à Almeyda. Je lui écris aussi de prendre une position entre Rodrigo et Almeyda, avec ses deux divisions; vous sentez combien il est nécessaire, qu’il se place à portée de marcher au secours d’Almeyda.

Si je trouvais des vivres, je ne quitterais pas les frontières d’Espagne et du Portugal, mais comme je vous l’ai dit, je ne vois guère la possibilité d’y rester * * * *

(Signé) Le Prince d’Essling.

SECTION 12.

A Monsieur le maréchal duc d’Istrie, Alfayates, le 2 Avril, 1811.

Mon cher Maréchal, le pays que l’armée occupe ne pouvant en aucune manière le faire vivre, je me vois forcé de la faire rentrer en Espagne. Voici les cantonnements que je lui ai assignés et l’itinéraire de marche de chaque corps d’armée * * * *

(Signé) Le Prince d’Essling.

SECTION 13.