I shall be overjoyed to see you in September, but expect to hear from you many a time ere then. I see little medical society, none in fact; but hope to begin again soon. [R. H.] Fitz, I believe, is showing great powers in "Pathology" since his return. And I hear a place in the school is being kept warm for you on your return. Count me for an auditor. I invested yesterday in a ticket for a course of "University" lectures on "Optical Phenomena and the Eye," by B. Joy Jeffries, to be begun out here tomorrow. It's the first mingling in the business of life which I have done since my return home. Wyman is in Florida till May. He has an obstinate cough and seems anxious about his lungs. I hope he'll be spared, though, many a long year.

Ever yours truly,
WM. JAMES.

To Charles Renouvier.

CAMBRIDGE, Nov. 2, 1872.

MONSIEUR,—Je viens d'apprendre par votre "Science de la Morale," que l'ouvrage de M. Lequier, auquel vous faites renvoi dans votre deuxième Essai de Critique, n'a jamais été mis en vente. Ceci explique l'insuccès avec lequel j'ai pendant longtemps tâché de me le procurer par la voie de la librairie.

Serait-ce trop vous demander, s'il vous restait encore des exemplaires, de m'en envoyer un, que je présenterais, après l'avoir lu, en votre nom, à la bibliothèque Universitaire de cette ville?

Si l'édition est déjà épuisée, ne vous mettez pas en peine de me répondre, et que le vif intérêt que je prends à vos idées serve d'excuse à ma demande. Je ne peux pas laisser échapper cette occasion de vous dire toute l'admiration et la reconnaissance que m'ont inspirée la lecture de vos Essais (sauf le 3me, que je n'ai pas encore lu). Grâce à vous, je possède pour la première fois une conception intelligible et raisonnable de la Liberté. Je m'y suis rangé à peu près. Sur d'autres points de votre philosophie il me reste encore des doutes, mais je puis dire que par elle je commence à renaître à la vie morale; et croyez, monsieur, que ce n'est pas une petite chose!

Chez nous, c'est la philosophie de Mill, Bain, et Spencer qui emporte tout à présent devant lui. Elle fait d'excellents travaux en psychologie, mais au point de vue pratique elle est déterministe et matérialiste, et déjà je crois aperçevoir en Angleterre les symptomes d'une renaissance de la pensée religieuse. Votre philosophie par son côté phénoméniste semble très propre à frapper les ésprits élevés dans l'école empirique anglaise, et je ne doute pas dès qu'elle sera un peu mieux connue en Angleterre et dans ce pays, qu'elle n'ait un assez grand retentissement. Elle paraît faire son chemin lentement; mais je suis convaincu que chaque année nous rapprochera du jour où elle sera reconnue de tous comme étant la plus forte tentative philosophique que le siècle ait vue naître en France, et qu'elle comptera toujours comme un des grands jalons dans l'histoire de la speculation. Dès que ma santé (depuis quelques années très mauvaise) me permet un travail intellectuel un peu sérieux, je me propose d'en faire une étude plus approfondie et plus critique, et d'en donner un compte-rendu dans une de nos revues. Si donc, monsieur, il se trouve un exemplaire encore disponible de la "Rech[erche] d'une première Verité," j'oserai vous prier de l'envoyer à l'adresse de la libraire ci-incluse, en écrivant mon nom sur la couverture. M. Galette soldera tous les frais, s'il s'en trouve.

Veuillez encore une fois, cher monsieur, croire aux sentiments d'admiration et de haut respect avec lesquels je suis votre très obéissant serviteur,

WILLIAM JAMES.