CORNEILLE.

Mariez vous sur l'heure et la prenez pour femme,
C'est par où je prétends me venguer de vous deux,
Elle, sans aucun bien; vous, pasablement gueux,
Allez, vous connaîtrez plus tôt qu'il vous ne semble
Quel diable de rien c'est que deux rien mis ensemble.
Dans la necessité, vous n'aurez point de paix
L'amour finit bientôt, la pauvretè jamais.
A fin que tout vous semble aujourd'hui lis et roses,
J'aurais soin de la noce et paîrai toutes choses;
Mais vous verrez demain qu'on a peu de douceur
A diner de ma vie, á souper de mon cœur
Et qu'on est mal vêtu d'un drap de patience
Double de foi par tout et garni de constance.

[12] Lo probará un solo ejemplo. En español, el célebre monólogo de Sancho sobre el honor, es lo más sublime que ha producido la musa dramática; Scarron ha desfigurado este monólogo en la forma siguiente, en sentido diametralmente opuesto:

JODELET. (Seul, en se curant les dents.)

Soyez nettes, mes dents; l'honneur vous le commande,
Perdre les dents est tout le mal que j'appréhende.
L'ail ma foi, vaut mieux qu'un oignon;
Quand je trouve quelque mignon,
Sitôt qu'il sent l'ail que je mange,
Il fait une grimace étrange,
Et dit, la main sur le rognon:
Fi! cela n'est point honorable.
Que béni soyez-vous, seigneur,
Qui m'avez fait un misérable
Qui préfère l'ail à l'honneur.
Soyez nettes, mes dents, etc.
Quand je me mets à discourir
Que le corps enfin doit pourrir,
Le corps humaine où la prudence
Et le honneur font leur résidence,
Je me afflige jusq'au mourir.
Quoi! cinq doigts mis sur une face
Doivent-ils être un affront tel
Qu'il faille pour cela qu'on fasse
Appeler un homme en duel?
Soyez nettes, mes dents, etc.

[13]

[14] Antonio de Jesús María, Crónica del cardenal Don Baltasar Moscoso: Madrid, 1680 (1657?)

[15] Parte XXXVI de las Comedias escritas por los mejores ingenios de España: Madrid, 1671, pág. 1.ª

[16] D. Luis Fernández-Guerra, colector de las comedias de Moreto en la Biblioteca de Autores Españoles, ha recogido muchos y curiosos datos acerca de la vida de este poeta, que amplían, corrigen y completan los escasos de que pudo disponer el Sr. Schack.—(N. del T.)

[17] Moreto se llama así en su testamento del año de 1669: «Yo D. Agustin Moreto y Cabana, Presbitero, vezino de esta ciudad de Toledo, hijo legitimo de Agustin Moreto y de Violante Cavana su muger, mis padres, difuntos, vezinos que fueron de la villa de Madrid, etc.» La cláusula relativa á su entierro, de que tanto se ha hablado, está concebida en estos términos: «Mando que difunto mi cuerpo sea sepultado en el Pradillo del Carmen, y me acompañe la Cruz, Cura y Clérigos de mi parroquia y la Hermandad de San Pedro, de adonde soy hermano y me haga los oficios, como lo acostumbra la dicha Hermandad con los demas hermanos.» (He leído una copia de este testamento en Toledo, de la Biblioteca de Gallardo, que había fallecido entonces.)