«Le 4 juillet.—À une heure du matin, d'après le compte qui avait été rendu à M. de Villedeuil, de la scène du sieur comte de Sade, du 2, il a été conduit à Charenton par le sieur Quidor, inspecteur de police, et le commissaire Chenon a mis les scellés sur sa chambre.

«Le 11 juillet 1784.—À trois heures du matin, le sieur Lafitte de Pelport[2] a été amené par le sieur de Longpré, inspecteur, sur une lettre d'anticipation de M. Lenoir, datée du 10.

[2] Le marquis de Pelleport (Anne-Gédéon de Laffite), auteur du Diable dans un bénitier.

«Le 3 octobre 1788.—Le sieur Pelport a été mis en liberté à une heure et demie, sur une lettre de cachet contresignée Laurent de Villedeuil, en date du 1er de ce mois. Le sieur....., inspecteur de police, lui a fait signer une soumission d'être toujours à trente lieues de Paris.

«Rendu compte et informé le ministre et le commissaire du roy de la sortie de ce prisonnier.

«Le 12 juillet 1784.—Le sieur Henry, inspecteur de police, a amené, à une heure et demie du matin, le sieur Brissot de Warville[3], sur une lettre d'anticipation de M. Lenoir du 1er juillet 1784.

[3] Brissot de Varville, avocat, accusé d'avoir composé des libelles.

«Le 10 septembre 1784.—Le sieur Brissot de Warville a été mis en liberté à une heure trois quarts après midi, sur l'ordre du roy, contresigné baron de Breteuil, en date du 5 de ce mois.

«Le 16 août 1785.—Après quatre heures, lettre de M. le baron de Breteuil, qui mande M. le gouverneur pour lui venir parler tout de suite. M. le lieutenant du roy y a été en son absence.

«À onze heures et demie du soir, M. le cardinal de Rohan, grand aumônier, évêque de Strasbourg, commandeur des ordres du roy, a été amené au château par M. le comte d'Agoult, premier aide-major-général des gardes du corps. M. le marquis de Launay, gouverneur, avait été au parloir du cardinal le chercher, et l'a amené dans sa voiture, ainsi que M. d'Agoult. Le lieutenant du roy, M. le chevalier de Saint-Sauveur, a cédé son appartement pour cette nuit et pour donner le temps de meubler l'appartement du premier.