Art. 8. Je supplie le Roi mon neveu de prendre sous sa protection toutes les personnes qui, au moment de ma mort, formeront ma maison et me seront attachées à tel titre que ce soit, et de leur assurer tant qu'elles vivront les mêmes appointements et émoluments dont elles se trouveront jouir au moment de mon décès, de façon que leur sort, tant qu'elles vivront, soit le même que pendant ma vie.

Fait double à Versailles, ce treize janvier mille sept cent quatre-vingt-un, pour être un des doubles déposé entre les mains de monsieur le Maître pour être remis au Roi, et à ma sœur Adélaïde le second resté dans ma cassette.

Sophie-Philippe-Élisabeth-Justine.


Note de Madame Sophie.
À madame de Montmorin20,000
À madame de Riantz6,000
Au petit de Tanne10,000
À madame de Boursonne6,000
À madame de Ganges6,000
———
48,000
Le Roy gagne sur ma garde-robe100,000
Sans conter le reste, en ôtant48,000
Il y gagnera encore52,000
———
100,000

Il y a encore les gens payés par la garde-robe et la chambre, dont je n'ai pas fait mention, mais que je prie le Roy de payer; voulez-vous bien, ma chère, vous charger d'en parler.

Sophie.


Lettre de Madame Sophie à sa sœur Madame Victoire-Louise-Marie-Thérèse.

Je ne sais, ma chère Thérèse, si mon testament est bon. S'il ne l'est pas, je vous prie, si vous héritez de moi, de donner entre vous deux les pensions et les legs aux personnes qui y sont nommées, et surtout je vous recommande l'article de mon enterrement; qu'il soit sans aucune cérémonie et que je ne sois point ouverte, cela me tient bien au cœur.