[104]: Évêque de Noyon.

[105]: Testament de Madame Sophie. Voir Pièces justificatives, no [XVI].

[106]: Le chevalier Du Coudray, Le Comte et la Comtesse du Nord, anecdote russe. Paris, Belin, 1782.

[107]: On trouvera à la fin du volume des Notes sur le voyage du comte et de la comtesse du Nord, recueillies par M. le duc de Penthièvre, no [XVII].

[108]: Mémoires de la baronne d'Oberkirch, t. Ier, p. 273. Paris, Charpentier, 1853.

[109]: Les recherches que nous avons faites nous autorisent à croire que Madame Élisabeth faisait ici allusion au tremblement de terre arrivé en Sicile en 1693, et dont une médaille a consacré le souvenir. Cette médaille représente une femme levant les mains au ciel et tenant un enfant la tête en bas.—On aperçoit au second plan l'Etna fumant, la mer grossie par les cadavres humains et les décombres des maisons. L'exergue porte: SICILIA AFFLICTA. Autour se trouve cette légende: PUTATIS ILLOS SUP. QUOS CECID. TURR. IN SILOË PRÆTER OMN. HOM. PECCAVISSE. Luc. XIII. Le revers porte l'inscription suivante:

MEMOR,
SICILIÆ,
D. 9 ET 11 JANU.
A. MDCXCIII,
HORR. TERRÆ MOTU
CONVULS. SYRAC. AUGUST.
CATAN. MESSIN. XIV. URBIB.
MAJ. CORRUENTIBUS XVI. MIN.
PROSTRATIS IN OMNES,
MAR. INFLUENT.
RUPT. MONT.
STRAGE 100,000
HOM.

[110]: Le registre des baptêmes de l'église royale et paroissiale de Notre-Dame de Versailles nous apprend que ces deux jeunes princes, dont l'un était né le 6 août 1775 et l'autre le 24 janvier 1778, avaient été ondoyés (le jour de leur naissance) par Mgr Joseph-Dominique de Cheylus, évêque de Cahors.

[111]: Veuf, le 9 février 1759, de Louise-Henriette de Bourbon-Conti, le duc d'Orléans, petit-fils du Régent, avait épousé en secret madame de Montesson. On sait que par un édit de Louis XIII il était défendu à tous les prélats de France de marier un prince du sang sans l'autorisation écrite de la propre main du Roi. Celle de Louis XV est remarquable par sa brièveté: «Monsieur l'archevêque, vous croirez ce que vous dira mon cousin le duc d'Orléans, et vous passerez outre.» Voir la Corresp. de Grimm, IIIe part., t. III, p. 459.

[112]: Loustonneau était chéri à Versailles. Dévoué aux malheureux, il versait tous les ans une trentaine de mille livres dans la caisse des pauvres, qu'il soignait gratuitement. L'extrême réserve dont il entourait ses libéralités ne parvint pas à les empêcher d'être connues. Nommé à la survivance de M. Andouillé, premier chirurgien du Roi, il alla remercier la Reine, qui n'était point étrangère à sa nomination. «Vous êtes content, monsieur, lui dit Marie-Antoinette; mais moi je le suis bien peu des habitants de Versailles. À la nouvelle de la grâce que le Roi vient de vous accorder, la ville aurait dû être illuminée.—Et pourquoi cela, Madame? répondit Loustonneau avec un étonnement mêlé d'inquiétude.—Ah! reprit la Reine avec émotion, si tous les indigents que vous secourez depuis vingt ans eussent seulement allumé une chandelle sur leur fenêtre, on n'aurait jamais vu de plus brillante illumination.»