[59]: Rue Richelieu, au coin de la rue des Filles-Saint-Thomas.
[60]: Il est bon de faire remarquer ici que le nombre des municipaux envoyés au Temple varia plusieurs fois. D'abord on en envoya quatre, puis huit à l'époque du procès de Louis XVI; six après le 21 janvier; plus tard huit encore, ensuite quatre, puis trois. Le nombre variait suivant la gravité des circonstances.
Il devint quelquefois si difficile de trouver des commissaires pour aller au Temple qu'il fallait recourir à des mesures de rigueur pour triompher de la résistance des récalcitrants. L'amende et la dénonciation du citoyen peu zélé à sa section ne suffirent pas longtemps. Le conseil général se vit contraint de prendre la décision suivante, à la date du 12 septembre 1793:
«Le conseil général arrête que lorsqu'un de ses membres auquel il aura été écrit pour aller au Temple refusera ce service, deux gendarmes seront chargés de l'aller chercher pour le conduire au Temple;
»Arrête en outre que le présent sera mis sur la lettre d'invitation.»
Cette mesure ne tarda pas à trouver son application: «Mercredi, 18 septembre 1793, le conseil arrête à l'égard de Forestier la stricte exécution de son arrêté, qui porte que lorsqu'un membre refusera de se rendre au Temple, d'après l'invitation qui lui en aura été faite par écrit, il y sera conduit par deux gendarmes;
»Arrête en conséquence que deux gendarmes iront chercher Forestier.»
Conformément à la même décision, deux gendarmes allèrent chercher
- Le municipal Soulès, le 26 septembre 1793;
- Le municipal Mourette, le 3 novembre;
- Le municipal Gibert, le 21 novembre;
- Le municipal Follope, le 13 décembre;
- Le municipal Laurent, le 21 janvier 1794, etc.
[61]: Cet arrêté est signé Cambon fils aîné,—L. B. Guyton,—Jeanbon Saint-André, G. Couthon,—B. Barère,—Danton. (Archives de l'Empire, armoire de fer, carton 13.)