Ce n'était pas la peine de compter, il est vrai, avec ce déficit d'un simple vingt-troisième[30].

[Note 30: Revue coloniale de janvier 1858.]

«Si pourtant, et l'observation est de M. de Tocqueville, les Anglais des Antilles s'étaient gouvernés eux-mêmes, on peut compter qu'ils n'eussent point accordé l'acte d'émancipation qui leur fut imposé par la mère patrie[31].»

[Note 31: De la Démocratie aux Etats-Unis.]

Moins de quatre ans après, en effet (1842), un comité de la Chambre des communes, chargé d'examiner la situation des Antilles anglaises depuis l'émancipation, constate:

«Que les produits de la grande culture ont diminué à tel point que les propriétaires d'habitations en ont considérablement souffert et que même plusieurs d'entre eux sont aujourd'hui complètement ruinés. La diminution des bras consacrés à la grande culture résulte, en partie, de ce que plusieurs des anciens esclaves ont abandonné les travaux des habitations pour d'autres occupations plus lucratives, mais surtout de ce que le grand nombre d'entre eux peuvent vivre avec aisance et même faire des économies sans travailler pour le compte des planteurs plus de quatre ou cinq jours par semaine, à raison de cinq à sept heures par jour[32].»

Au prix, fixé par eux, de cinq et six francs par journée, ce que ne dit pas le comité[33].

[Note 32: Revue coloniale, janvier 1858.]

[Note 33: Rapport au ministre de la marine et des colonies (de France), 1843.]

Traduction en chiffres: