[39] Quelques biographes le font naître à Metz et varient au sujet de la date de sa naissance. J'ai eu la bonne fortune de trouver dans le Mercure historique et politique de Hollande la reproduction d'une pièce émanée du baron de Neuhoff et publiée à Cologne en 1740. Elle contredit des faits acceptés par les biographes du personnage, mais il y a tout lieu de croire à la sincérité du baron de Neuhoff. Ce ne sont plus des pièces destinées à éblouir de promesses fallacieuses et de titres ronflants quelques montagnards crédules. Le baron est revenu dans le pays qui fut le berceau de sa famille: il y avait des parents et des alliés. C'était le dernier endroit du monde où il eut pu sciemment raconter sur ses origines des choses erronées. Là, plus qu'ailleurs, la contradiction était facile. Elle n'a pas, que je sache, été présentée. J'ai donc accepté le lieu de naissance et la date portés dans le document publié dans le Mercure historique et politique de Hollande. Le jour de sa naissance est, au surplus, indiqué par Théodore lui-même dans le post-scriptum d'une lettre autographe adressée le 25 août 1748 à la religieuse Fonseça à Rome. Cette lettre, interceptée par les Génois, se trouve dans les archives d'État à Gênes. Ribellione di Corsica, filza 14/3102.
[40] Lettre de Théodore au baron de Drost, de Corse, le 18 mars 1736, publiée notamment par Cambiagi, op. cit., t. III, p. 83, et dans l'Histoire des Révolutions de l'île de Corse, op. cit., p. 202.
Varnhagen, Théodore Ier, roi de Corse, traduit de l'allemand par M. Pierre Farinole. Bulletin de la Société des Sciences historiques et naturelles de la Corse, p. 3. Bastia, 1894.
[41] Cette lettre a été publiée par Gregorovius dans Corsica, t. II, p. 321. Traduction de M. P. Lucciana. Bulletin de la Société des Sciences historiques et naturelles de la Corse, 2 vol., Bastia, 1883-1884. Gregorovius affirme avoir tiré cette lettre, du compagnon de Théodore à un de ses amis en Hollande, d'un petit livre allemand imprimé à Francfort en 1736 et intitulé: Sur la vie et les gestes du baron Théodore de Neuhoff et sur la République de Gênes par lui offensée. Relation de San Fiorenzo.
[42] Princesse palatine, seconde femme de Monsieur, frère de Louis XIV, mère du Régent.
«.....Je vous remercie bien des gazettes. Elles me divertissent fort, et quand je les ai lues, je les donne à deux pages allemands que j'ai, un Neuhoff et un Keversberg, pour qu'ils conservent l'habitude de l'allemand et n'oublient pas leur langue.....»
Correspondance de Madame, duchesse d'Orléans. Traduction et notes par Ernest Jaeglé. 3 vol., Paris, 1890, t. II, p. 96.
Neuhoff est également porté sur l'État de la France, parmi les pages de la princesse.
[43] Correspondance de Madame, duchesse d'Orléans. Op. cit., t. III, p. 85.
[44] Ibidem.