[298] «Beaucoup de personnes doutèrent fort de l'authenticité de cette lettre, et, en effet, elle a tout l'air d'avoir été fabriquée par des gens disposés à se divertir aux dépens des Génois.»—Histoire des révolutions de l'île de Corse, p. 249.

[299] «Il y a un second libelle qu'on attribue aux Corses, mais si peu revêtu de ressemblance que je le crois fabriqué à Gênes.»—Campredon à Chauvelin, Gênes, le 30 août 1736: Correspondance de Gênes, vol. 98. Archives du Ministère des affaires étrangères.

[300] «La république de Gênes est sans doute fondée à cacher autant qu'elle peut les désavantages qu'elle essuie en Corse; mais elle a dans son sein bien des mécontents qui se portent à l'autre extrémité pour dévoiler tous les mystères, et les feudataires de l'empereur ou du roi de Sardaigne ne se font pas un scrupule pour trahir le bien public pour leurs intérêts particuliers. C'est par un de ces canaux que j'ai eu la pièce ci-jointe... La personne qui m'a confié ces pièces s'exprime en ces termes: «Je satisfais plus à mon devoir qu'à votre curiosité en vous envoyant les deux derniers mémoires ou libelles de Théodore. Ils sortent de la même plume que le précédent; j'ai eu de la répugnance à les lire et du regret à les communiquer, car s'ils contiennent vérité, nous aurions de la honte vous et moi à passer notre vie auprès de tels princes». En effet, les Génois y sont bien mal traités; mais à l'esprit de satire près qui y règne d'un bout à l'autre, l'auteur cite des faits historiques anciens et modernes qui sont sans réplique.»—Campredon à Chauvelin, Gênes, le 20 septembre 1736: Correspondance de Gênes, vol. 98. Archives du Ministère des affaires étrangères.

[301] Campredon à Chauvelin, Gênes, le 19 juillet 1736: Correspondance de Gênes, vol. 98. Archives du Ministère des affaires étrangères.

[302] Abbé de Germanes, op. cit.—P. P. Pompei, État actuel de la Corse. Caractères et mœurs de ses habitants, Paris, 1821, p. 189.

Nous verrons dans la suite que Théodore était en rapports assez suivis avec une Mme de Champigny habitant Paris. Ils échangeaient des lettres fort tendres. Serait-ce cette dame qui aurait été la maîtresse royale attitrée?

[303] Abbé de Germanes, op. cit.

[304] «Les promesses sont des arguments usés à l'égard de ces insulaires qui ne s'y laisseront plus surprendre».—Campredon à Chauvelin, Gênes, le 23 août 1736: Correspondance de Gênes, vol. 98. Archives du Ministère des affaires étrangères.

[305] Théodore à Jean-Charles Cottone, Verde, les 16 et 29 août 1736: loc. cit. Bibliothèque municipale de Turin.

[306] Journal de Costa.