[637] Gomé-Delagrange avait épousé la demi-sœur de Théodore, née du second mariage de la mère de celui-ci avec M. Marneau.
[638] Il n'est pas besoin de faire ressortir l'invraisemblance de cette ascendance. C'était un grossier mensonge destiné à éblouir ceux qu'il voulait duper. Au dixième siècle, la Corse était, d'après les vieux chroniqueurs, sous la domination des comtes de la famille Colonna. Ils descendaient d'Ugo qui avait chassé les Sarrazins. Pendant quatre-vingts ans environ ils se succédèrent de père en fils. Ce furent Bianco, Orlando, Ridolfo et Guido dont le fils Arrigo, surnommé Bel Messere à cause de sa beauté, mourut assassiné en l'an 1000 avec tous ses fils. L'épopée du Bel Messere est restée légendaire en Corse: Chronique de Giovanni della Grossa: Op. cit., p. 117 à 122.
[639] Ce Jean-Frédéric de Neuhoff était celui qui faisait partie de l'expédition de 1738 et qui se trouvait parmi les malheureux abandonnés par Théodore et rapatriés par les Français.
[640] Cet autre Neuhoff était celui qui avait abordé en Corse en 1739 et avait essayé d'organiser une résistance énergique dans l'intérieur de l'île contre les Français. J'ai raconté précédemment son équipée qui ne manquait pas de grandeur (voir chapitre V).
[641] Dans son numéro du mois de mars 1740 le Mercure historique et politique de Hollande portait que Théodore avait été vu à Venise.
[642] Théodore de Neuhoff à Gomé-Delagrange, le 11 décembre 1740: Correspondance de Corse, vol. 2. Archives du Ministère des affaires étrangères.—Comme d'habitude, Théodore ne mit pas l'endroit d'où il écrivait.
[643] Gomé-Delagrange à Amelot, Thionville, le 14 janvier 1741: Ibidem.
[644] Amelot à Gomé-Delagrange, 24 janvier 1741: Ibidem.
[645] Amelot à Gomé-Delagrange, 10 février 1741: Correspondance de Corse, vol. 2. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[646] Gomé-Delagrange à Amelot, Lunéville, le 23 février 1741: Ibidem.