[9] Mémoires de l'Académie des Inscriptions, VIII, 1733, p. 602.
[10] History of Henry, II éd., 1769, t. I, p. 353.
[11] Ni le Dr Bruce (p. 17), ni M. Fowke (p. 8) ne disent sur quel témoignage s'appuie ce récit. A le lire on serait tenté de croire que cette impression de Napoléon put exercer une certaine influence sur la levée du camp de Boulogne. Il n'en est rien. La Tapisserie, exposée à Paris à la fin de 1803, fut renvoyée à Bayeux en mars 1804, et après, pendant plus d'une année encore, les préparatifs de l'expédition d'Angleterre ne cessèrent d'être poursuivis sans relâche. Napoléon n'abandonna son projet qu'au moment où la coalition de l'Europe le força, en septembre 1805, à retirer ses troupes de Boulogne, pour commencer cette brillante campagne qui devait se terminer par la victoire d'Austerlitz, le 2 décembre 1805.
D'autres contemporains furent frappés de la coïncidence, car dans la notice écrite à cette époque par Visconti, sur l'ordre de Denon, on a inséré, après la description de la comète, cet entrefilet que nous reproduisons textuellement:
« Moniteur du 16 frimaire, an XII. »
Douvres, 14 frimaire, an XII.
« Nous avons aperçu hier soir vers cinq heures un superbe météore qui s'élevait du sud-ouest et se dirigeait vers le nord; il avait une queue d'environ 30 aunes de long. Tout le pays a été éclairé à plusieurs milles à la ronde, et lorsqu'il a disparu on a senti une forte odeur de soufre. »
Cette citation que rien n'explique, ni ne justifie, n'a pas été reproduite dans les édifions postérieures de cette brochure.
[12] Bull. monumental, vol. VI, p. 78.
[13] Recherches sur la Tapisserie représentant la conquête de l'Angleterre par les Normands.