«Argument de ce qui suit:
«En mesme temps que M. de Velayer establit les boestes pour porter des billets d'un quartier à l'autre, il fit aussi imprimer certains formulaires de billets d'une douzaine de sortes comme pour demander de l'argent à un débiteur, pour recommander une affaire à son procureur, un ouvrage à quelque artisan, etc., etc., afin que ceux qui auroient des choses semblables à escrire, se peussent servir de ces billets touts faits, du moins en remplissant quelques lignes de blanc qu'on y laissoit, comme on fait, par exemple, aux quittances des parties casuelles et en une infinité d'autres affaires. Ces billets se vendoient au palais avec les autres billets de port payé. Acante [75] en aiant achetté une douzaine pour cinq sous, s'avisa, pour employer son argent, d'envoier à Sappho par la voie des boestes celui qui est icy attaché, rempli comme il est. Sappho y fit la réponse qui est en suitte:
Note 75:[ (retour) ] C'était le nom que s'était donné Pélisson dans cette société de beaux-esprits. Mademoiselle de Scudéry avait reçu le nom de Sappho; Conrart l'académique celui de Théodamas. Le poète Sarrazin s'appelait Polyandre, etc.
«L'invention de ces billets estant encore toute nouvelle après celle des billets de port payé qui estoit déjà establie, j'envoiez celuy cy rempli comme il est à mademoiselle de Scudéry, sous une enveloppe à madame Boquet. Elle fit la réponse qui commence: Comme j'ai toujours... [76]»