Il a donné aux riches les belles demeures, les sofas, les innombrables coussins, les esclaves et les parfums; les arsas verdoyantes où les branches fléchissent, accablées sous trop de fruits; les divertissements de la musique et des festins; les mules qui s’en vont d’un pas si tranquille, régulier et sûr, avec leurs selles très confortables, vêtues de drap rouge, et leurs larges étriers.
Il a donné aux femmes les terrasses et les voisines, les noces, les parures, les bavardages, les messagères, les revendeuses complaisantes et la distraction nocturne des hammams.
Il a donné aux morts des cimetières sans tristesse, à l’ombre des micocouliers, des cimetières où l’on s’efface très vite, en un même néant sous les fleurs...
«Lequel des bienfaits d’Allah nierez-vous?»
Il a donné à tous un bien suprême: la paix.
Allures paisibles.
Esprits paisibles.
Bonheurs paisibles.
Cela que nous ignorons.
FIN