Il t’aime. Et toi, tu dis un jour «oui» et l’autre «non».

Il faut te conformer aux desseins du Puissant.

Contente-toi de peu, en attendant qu’il te donne beaucoup.

Car alors,—s’il plaît à Dieu!—rosira ton visage, et jaunira celui de tes ennemis.»

La fillette écoute avec émotion. Elle ne songe point que sa mère et les esclaves ont reçu les sorcières dans le vestibule... Elle ne s’étonne pas de la précision de son horoscope et de l’obscurité de tous les autres.

«Il t’est venu un gros pain, dont tu mangeras ainsi que les tiens, disent les bédouines à Marzaka.

Celui qui goûtera ce pain se réjouira.

Les autres pleureront.»

Et à moi:

«Tu tiens entre tes mains ta destinée comme un oiseau captif.