psalmodient les pleureuses.
«Allah! O Allah! O notre maître!
Il n’y a que Toi! O notre maître!
Au nom d’Allah et par Allah! O Puissant!
Notre Seigneur, c’est Lui, l’Unique!
Et sur Mohammed, O Prophète!
Bénédiction et salut!
O Allah! nous témoignons par les Saints,
Par ceux à la barbe blanche,
Par ceux à la barbe naissante.
Dieu nous en a gratifiés en ce bas monde
Et dans le séjour le dernier.
Par eux, nous témoignons, O Allah!
Hélas! m’a fait pleurer la douleur du tombeau,
M’a pénétré le froid de ses murs!
Tous, nous passerons le destin de la mort,
Laissant nos biens à la joie des héritiers...
Allah! Allah! ô notre maître!
Il n’y a que Toi! ô notre maître!»
Les femmes s’en vont... elles ne se réuniront plus désormais que le vendredi, sur la tombe de Zohor.
Puis leurs visites s’espaceront, et le souvenir s’effacera dans les cœurs, ainsi que la pierre sous les herbes.
C’est le grand isolement qui commence, l’isolement infini, où sombrent tous les êtres...
Mais des jeunes hommes, au printemps, suspendront toujours leurs cages parmi les branches, et les oiseaux continueront à célébrer, au-dessus des tombes, l’éternelle victoire de la vie.
17 mai.