[22: CAZALES pensait à la vérité que cette souveraineté ne se manifestait que par l'acte qui connaît le pouvoir au prince que le peuple se choisissait; il ne trouvait pas cela incompatible avec le principe de la légitimité que son parti fondait sur le droit divin.]
[23: Bigre n'est pas français. Je prie le lecteur de me pardonner ce barbarisme.]
[24: Le maître de la garde-robe, un des premiers officiers de la maison des princes. Chez nos rois, le grand-maître de la garde-robe était ce que fut dans l'antiquité ce proto-vestiarius, qui avait le soin et la direction de tout ce qui concernait le vestiaire des empereurs d'Orient. Cette charge, exercée par les plus grands seigneurs, était depuis 1718 dans la famille de La Rochefoucauld. Le duc de Liancourt était grand-maître de la garde-robe de Louis XVI.]
[25: «Avant d'aller plus loin, dit l'auteur du Voyage à Coblentz, il est bon d'observer que mon premier valet de chambre couchait toujours dans ma chambre, ce qui semblait être un obstacle à ma sortie, à moins de le mettre dans ma confidence. Mais je m'étais assuré par une répétition faite deux jours avant, que j'avais beaucoup plus de temps qu'il ne m'en fallait pour me lever, allumer de la lumière, et passer dans mon cabinet avant qu'il fût déshabillé et revenu dans ma chambre.»]
[26: Il m'habilla, et quand je le fus. Cette licence n'est pas la seule que se soit permise l'auteur du Voyage à Coblentz; tantôt il se dit un peu trop lourd pour monter ou descendre facilement de cabriolet; tantôt il allume, non pas une bougie, mais de la lumière: ces négligences prêtent sans contredit du naturel à son style, mais peut-être a-t-il poussé sous ce rapport la recherche un peu loin. Voir, pour s'en assurer, les observations publiées sur le Voyage à Coblentz, le 1er avril 1823, par l'un des plus spirituels et des plus indulgens rédacteurs du Miroir, journal qui ne fut supprimé par ordre de Sa Majesté qu'un mois après.]
[27: DESPRÉAUX qui n'est pas Boileau. Il s'agit ici de Despréaux, d'abord danseur à l'Opéra, puis auteur de chansons, de vaudevilles et de parodies; celle de Pénélope est son Cid. Il y avait dans tout cela plus de bouffonnerie que de malice, et plus de naturel que d'élégance. Despréaux, qui a fait un poème sur l'art de la danse (parodie de l'Art poétique de Boileau), s'étonnait qu'on n'eût pas créé dans l'Institut, classe des beaux-arts, une section d'académiciens dansans. Il se fondait pour cela sur des argumens presque aussi forts que ceux dont se prévaut le maître de danse de M. Jourdain pour démontrer l'excellence de son art. Sur tout autre article, il parlait en homme d'esprit.
Les vers de ce Despréaux-là étaient classiques pour l'auteur du Voyage à Coblentz. Il les cite comme ceux d'Horace et de Quinault. Voyez audit Voyage, page 46.]
[28: Regnauld de Saint-Jean d'Angély.]
[29: Les causes grasses servaient de matière à des procès fictifs qui, pendant les jours gras, s'instruisaient et se plaidaient à la basoche, tribunal sans appel en carnaval.]
[30: Assignat de la valeur de 5 francs.]