Ce xxviiie jour de may 1572.

FIN DU QUATRIÈME VOLUME.


NOTES:

[1] Lettre du 2 mars 1571, escritte de la main de la Royne à Monsieur de La Mothe Fénélon. Voir le Supplément à la Correspondance Diplomatique de La Mothe Fénélon, contenant les lettres qui lui étalent écrites de la cour.

[2] Cette lettre annonce la résolution formelle du roi d'envoyer en Écosse, pendant six mois, à partir du premier mars, le secours de quatre mille écus par mois, sollicité par les députés de Marie Stuart. Voir le Supplément à la Correspondance Diplomatique de La Mothe Fénélon.

[3] Le 4 mars 1571, les protestans, au moment où ils sortaient de Rouen pour aller faire leurs prières, avaient été insultés, et le soir, à leur retour, ils furent attaqués de vive force. Cinq d'entre eux restèrent morts sur la place; un plus grand nombre fut blessé, et le reste dut prendre la fuite. Le maréchal François de Montmorency fut chargé par le roi de punir cette infraction à l'édit de pacification. Une commission, prise dans le sein du parlement de Paris, fut réunie sous la présidence de Bernard Prevot, sieur de Morsan. Quelques-uns des coupables furent punis de mort, d'autres du bannissement; trois cents qui s'étaient sauvés furent condamnés à mort par contumace.—Au mois de février précédent, la populace d'Orange, en Provence, excitée par Mignoni et Michel de La Baume, s'était jetée sur les protestans dont plusieurs avaient été tués. L'émeute, qui dura trois jours, ne fut arrêtée que par l'intervention de Momméjan, commandant du château, qui donna asile aux protestans dans la citadelle. Berchon, nommé bientôt après gouverneur de la ville, à la sollicitation de Louis de Nassau, fit punir les coupables de la mort ou de l'exil.

[4] Cavalcanti.

[5] L'archevêque de Saint-André, qui s'était trouvé parmi les prisonniers faits dans le château de Dunbarton, fut mis à mort le 6 avril 1571. Il périt par la potence. Sa mort fut vengée quelques mois après par Huntley, Claude Hamilton et Scot de Buccleugh, qui parurent à l'improviste avec quatre cents chevaux aux portes de Stirling, le 3 septembre 1571, jour où le parlement y était convoqué: Souviens-toi de l'archevêque! était le mot d'ordre donné aux soldats. Le comte de Lennox fut tué d'un coup de pistolet au milieu du tumulte; tous les autres seigneurs, au nombre desquels se trouvait le comte de Morton, furent faits prisonniers.