1840.
DÉPÊCHES, RAPPORTS,
INSTRUCTIONS ET MÉMOIRES
DES AMBASSADEURS DE FRANCE
EN ANGLETERRE ET EN ÉCOSSE
PENDANT LE XVIe SIÈCLE.
LA MOTHE FÉNÉLON.
Imprimé par BÉTHUNE et PLON, à Paris.
AUX TRÈS-HONORABLES MEMBRES
DU
BANNATYNE CLUB
D'ÉDIMBOURG.
CE VOLUME LEUR EST DÉDIÉ
COMME
TÉMOIGNAGE DE RECONNAISSANCE ET DE HAUTE
CONSIDÉRATION
PAR LEUR TRÈS-OBÉISSANT SERVITEUR
A. TEULET.
Les six volumes qui précèdent sont la reproduction entière des registres sur lesquels Bertrand de Salignac de la Mothe Fénélon faisait transcrire toutes ses dépêches. Sous ce rapport, cette publication est complète; c'est l'œuvre de l'Ambassadeur pure et sans mélange. Dans le septième volume, que nous publions aujourd'hui, nous avons réuni tout ce que nous avons pu recueillir de lettres inédites adressées par la Cour de France à l'Ambassadeur, et nous y avons joint quelques pièces essentiellement relatives à ses négociations. Un critique plein d'érudition, qui a rendu compte des premiers volumes de cet ouvrage avec une bienveillance dont nous ne saurions trop le remercier[1], a pensé qu'il eût été préférable d'intercaler ces lettres et ces pièces à la suite de chacune des dépêches auxquelles elles se rapportent. Nous l'aurions fait sans hésiter si nous avions pu nous procurer un recueil complet des lettres de la Cour à l'Ambassadeur; mais nous n'avions à notre disposition qu'un certain nombre de ces lettres, qu'un heureux hasard nous avait fait retrouver. D'ailleurs, pour tenir notre engagement de ne publier que des pièces inédites, il aurait toujours fallu renoncer à intercaler les lettres de la Cour à partir du mois de décembre 1572, puisque depuis cette époque elles ont été imprimées, au moins en grande partie, par Le Laboureur à la suite des mémoires de Castelnau[2]. Nous nous sommes déterminés, par ce double motif, à réunir en un volume supplémentaire tout ce que nous avions de documents inédits relatifs à l'Ambassade de La Mothe Fénélon. Il sera facile, à l'aide des dates et des chiffres de renvoi, de rapprocher ces documents des dépêches auxquelles ils se rapportent, et ils serviront en même temps à compléter autant que possible les lacunes qui existent dans le recueil de Le Laboureur.