HENRIETTE. Et toi, Mathilde, as-tu bien travaillé?

MATHILDE. Oui, mais je suis sortie de bonne heure et dans ma promenade j'ai rencontré une mendiante qui m'a fait bien de la peine; elle traînait par la main deux petits enfants, et elle en avait un troisième sur son dos (ra-deau).

HENRIETTE. Ton histoire est un peu longue, mais elle ne me fait pas deviner encore. Et toi, Émilie, commences-tu à bien jouer tes études?

ÉMILIE. Il y en a une que je joue encore mal parce qu'elle est difficile à cause des changements de tons (ra-ton).

HENRIETTE. Je ne devine pas encore. Louise, tu as une grande tache à ta robe.

LOUISE. Je le sais bien. C'est une robe qui a du malheur; je ne puis la mettre sans la tacher (rat-tacher).

HENRIETTE. Je ne devine pas. Ce sera toi, Hélène, qui me feras deviner. As-tu de jolis oiseaux dans ta volière?

HÉLÈNE. Oui, très-jolis, et j'en ai beaucoup aussi; j'en ai plus de vingt.

HENRIETTE. Ravin! C'est ra.

Nous ne donnons qu'un aperçu de ce jeu, qui est assez joli. Il faut souvent inventer une histoire très-longue pour pouvoir placer un mot à la fin.