LOUISE. Comme une cloche? Je ne sais pas; j'ai beau chercher, je ne trouve rien. Voilà mon gage.

MARIE. Émilie, pourquoi la lune est-elle comme une chouette?

ÉMILIE. Oh! c'est bien facile à trouver. C'est parce qu'elles paraissent toutes les deux la nuit.

MARIE. Mathilde, quel rapport y a-t-il entre la lune et une étoile?

MATHILDE. La lune est un astre et l'étoile aussi.

Voilà un aperçu de la manière dont on peut jouer ce jeu, qui nous paraît assez ingénieux.

LES COMPARAISONS.

C'est à peu près le même jeu que le précédent; mais l'explication qui en sera donnée montrera suffisamment sous quel rapport il en diffère et en quoi ils se ressemblent l'un et l'autre.

On compare quelqu'un à un objet quelconque; et comme il n'y a point de comparaison qui soit exactement parfaite, on dit en quoi est la ressem-* *blance et en quoi est la différence. Par exemple, on dira: «Je compare Mlle *** à une rose. Elle en a la fraîcheur et l'éclat: voilà la ressemblance; mais la rose est environnée d'épines et blesse ceux qui l'approchent: voilà la différence.» Nous laissons aux jeunes filles qui choisiront ce jeu le soin de trouver des comparaisons plus neuves et plus ingénieuses que celle-ci, nous avons seulement voulu leur donner un exemple.

LES PROPOS INTERROMPUS.