«Chacun s'empressa d'accourir. La vue de ce fidèle animal rappelait des jours qui n'étaient plus; mais l'ardente chaleur de cette après-midi....

«Les accablait et semblait faite pour les inviter au repos. Ils s'assirent donc en cercle auprès d'un rocher qui leur prêtait son ombre....

«L'endroit leur paraissant convenable, chacun s'empressa de faire un grand feu. L'intensité du froid rendait cette précaution plus nécessaire que jamais.»

Nous sommes obligés d'avertir, en donnant ce modèle de contre-sens, qu'il ne nous est pas venu à la pensée d'imiter la forme de quelques romans modernes.

LE JOURNAL.

Ce jeu, moins difficile que le précédent, lui ressemble sous quelques rapports. La jeune fille qui le dirige doit avoir un livre ou un journal contenant un récit sérieux. Chacune des autres choisit un métier, comme confiseur, épicier, marchand de joujoux, marchande de modes, etc. Elles se placent vis-à-vis de la lectrice. Celle-ci, en lisant, s'arrête quand elle rencontre un substantif et quelque fois un verbe, et regarde celle qui doit parler, ou bien tire un ruban, comme nous l'avons indiqué plus haut. La jeune fille à qui s'adresse ce langage muet doit à l'instant placer un mot qui se rapporte au métier qu'elle a choisi. La lectrice alors finit la phrase, et continue, s'arrêtant de nouveau aux endroits que nous avons déjà indiqués, et regardant tantôt l'une, tantôt l'autre de ses compagnes. Celle qui ne répond pas, ou qui fait une erreur, paye un gage. L'exemple que nous allons donner suffira pour notre explication.

MARIE. Asseyez-vous toutes en face de moi; voici mon journal. Quels métiers choisissez-vous?

HÉLÈNE. Je suis épicier.

HENRIETTE. Moi, quincailler.

LOUISE. Moi, fruitière.