La marchande de poissons. Harengs qui glacent, qui glacent, limandes à frire, à frire!
Le marchand d'oeufs. A la coque, tous les gros oeufs, à la coque!
La lanterne magique. Voilà la lanterne magique! (très-lentement et avec accompagnement d'orgue de Barbarie)!
La marchande de cerneaux. Des gros cerneaux!
Le marchand de fromages. Bon fromage de Marolles!
Le marchand de légumes. Des choux, des poireaux, des carottes, des navets, navets!
Le marchand de jouets. V'là les petits moulins à vent! V'là l'amusement des p'tits enfants!
Le marchand de coco. A la fraîche, qui veut boire? etc.
Maintenant, pour jouer le jeu, chacune des jeunes filles ayant pris un métier, elles se promènent lentement. La première qui commence appelle l'une d'elles par le nom de son métier. Celle-ci, à l'instant, doit imiter le cri qui convient à ce métier. Alors l'autre lui demande une des choses qu'elle doit vendre. Il faut qu'elle réponde: «Je n'en ai pas, demandez à tel autre marchand.» Celle qu'elle désigne commence à imiter le cri du rôle qu'elle a pris. On lui fait la même question; elle renvoie aussi à une autre, et ce jeu, qui n'a pas d'autre mérite que l'imitation fidèle des cris bien connus, n'est pas assez compliqué pour avoir besoin d'une plus longue explication. On donne des gages quand on manque à l'appel de son nom, ou quand on demande à un marchand un objet qu'il ne doit pas vendre.