—Je ne le crois pas, mais s'il m'est impossible de vous prouver que j'ai raison, pour ce qui concerne Lully et Quinault, j'ai une autorité irrécusable pour Rameau. Voici un air charmant publié par lui en 1727 dans ses airs de clavecin, et que je retrouve en 1735, intercalé comme air de danse et comme air chanté dans Castor et Pollux. Et je me mis à lui jouer d'abord la mélodie de Rameau, puis à lui chanter avec les paroles parodiées par Gentil Bernard:

Dans ces doux asiles,

Par nous soyez couronnés,

Venez;

Aux plaisirs tranquilles,

Ces lieux charmants sont destinés.

Ce fleuve enchanté,

L'heureux Léthé,

Coule ici parmi les fleurs;

On n'y voit ni douleurs,