BLOUNT. Et si je conseillai à toi, grande Féofar, de rendre son liberté à mister Jollivet, c'était dans le intérêt de toi, de ton sécourité, car si une seule cheveu tombait de son tête à lui, il mettait en danger ton tête à toi!

FEOFAR.
Et qui donc aurai-je à redouter?

BLOUNT.
Le France!

FEOFAR.
La France!

BLOUNT. Oui, le France qui ne laisserait pas impiouni le assassinat d'une enfant à elle! Et je avertis toi, que si on ne rendait pas la liberté à lui, je restai prisonnier avec! Je prévenai toi que si on touyait lui, il fallait me touyer avec, et qu'au lieu de le France tout seule, tu auras sur les bras le France et le Angleterre avec!… Voilà ce que j'avais à dire à toi, émir Féofar. A présent, fais touyer nous si tu voulais!

FEOFAR. Ivan, que les paroles de cet homme s'effacent de ta mémoire et qu'on épargne sa vie!

IVAN.
Mais il m'a insulté!

FEOFAR.
Je le veux.

IVAN.
Soit! Qu'on le chasse du camp à l'instant même.

JOLLIVET. Vous prévenez mes désirs, monsieur Ogareff!… J'ai hâte de n'être plus en votre honorable compagnie!… Blount, je n'oublierai pas ce que vous venez de faire pour moi!