«S. M. et toute la famille royale seront dans une seule voiture. Il est aisé de trouver cent bons cavaliers qui l'escorteront. Les Suisses, au besoin, et une partie de la garde nationale, protégeront le départ. Les deux généraux resteront près de S. M.—Arrivée à Compiègne, elle aura pour garde un détachement de l'endroit, qui est très bon, un de la capitale, qui sera choisi, et un de l'armée.
«M. de Lafayette, toutes ses places garnies, ainsi que son camp de retraite, a de disponible pour cet objet, dans son armée, dix escadrons et l'artillerie à cheval. Deux marches forcées peuvent amener toute cette, division à Compiègne.
«Si, contre toute vraisemblance, S. M. ne pouvait sortir de la ville, les lois étant bien évidemment violées, les deux généraux marcheraient sur la capitale avec une armée.
«Les suites de ce projet se montrent d'elles-mêmes:
«La paix avec toute l'Europe, par la médiation du roi;
«Le roi rétabli dans tout son pouvoir légal;
«Une large et nécessaire extension de ses prérogatives sacrées;
«Une véritable monarchie, un véritable monarque, une véritable liberté;
«Une véritable représentation nationale, dont le roi sera chef et partie intégrante;
«Un véritable pouvoir exécutif;